Michel Informatique

L’argent captif

Voici un petit texte que je viens de recevoir par courriel et que je trouve très intéressant. Par Laurier Jacques..

Il me vient souvent à l’esprit la question: « Où va l’argent; à quoi sert-il? »

Va-t’il récompenser l’animal dont on exploite le travail, dont on se nourrit ou qui nous accompagne? Va-t’il rétribuer la plante qui nous alimente, la fleur qui nous embellit ou l’herbe qui tapisse nos pas? Va-t’il gratifier le bois avec lequel on fait les meubles, les maisons, les planchers sur lesquels nous dansons? Va-t’il indemniser le métal dont on fait les ponts, les autos, les trains, les avions et l’énergie d’appoint? Va-t’il dédomnmager la terre qui cède le pétrole, l’or, l’argent, les diamants et les métaux avec frissons?

Non. Ces éléments livrent leur existence et leurs vertus gratuitement. On ne paie effectivement aucun élément de la nature. L’argent va exclusivement aux humains. Alors que la nature donne tout gratuitement, l’humain fonctionne en mode absorbtion/rétention. Les forêts d’Amazonie, les éléphants d’Afrique, la morue de l’Atlantique, les métaux d’Afrique du Sud et d’ailleurs, les semences agricoles et les produits alimentaires toxiques sont transformés en comptes de banque captifs et en objets de collection, inutiles pour la vie. Certains hommes veulent être payés avec de l’argent pour des résultats qu’ils prétendent produire. « C’est MOI qui … ; je suis meilleur que » Pourtant, leur énergie, leur intelligence, leur créativité, leurs habiletés, leur conscience et leur vie leur sont donnés gratuitement par la vie et la vie peut les leur enlever à tout moment sans qu’ils n’aient aucun pouvoir de quelque façon pour l’en enpêcher. À ce compte, ne pourrait-on dire que l’humain qui charge pour son labeur est un usurpateur car en disant « JE pense » ou « JE décide », il s’approprie cet acte de pensée et de décision qui se déroule en lui mais qui n’est pas de lui?

Ces moyens d’action investis gratuitement par la vie ne doivent servir qu’à aider les autres à satisfaire leurs besoins gratuitement, non à s’enrichir personnellement à leurs dépens. Nous sommes complémentaires les uns aux autres. Les bases de l’action sont l’énergie vitale, l’amour, le plaisir d’exercer un/son métier, le besoin de dépassement et la joie de faire plaisir en aidant quelqu’un à réaliser ses désirs et à sastisfaire ses besoins. Ceux qui agissent pour d’autres motifs servent un intermédiaire, l’argent, Mammon pour les intimes, dont l’accumulation n’est le reflet que de la quantité d’énergie et de vie qu’ils doivent aux autres humains.

En aidant à satisfaire les besoins des autres, les nôtres seront comblés aussi. C’est une loi sociale qu’on appliquait autrefois et qu’on applique encore souvent aujourd’hui entre amis, voisins, parents et gens sensibilisés. Bien sûr, l’argent est très utile pour échanger des biens et services. Il s’avère une innovation sociale importante pour faciliter le partage. Toutefois, dans un premier temps, les frais d’intérêt doivent être abolis car ce n’est pas l’argent qui travaille mais l’homme. Dans un deuxième temps, l’avarice, l’avidité, la cupidité doivent être inscrits au code criminel tout comme la corruption, le parjure, le pillage de l’environnement, le vol, la tentative de meurtre et l’esclavage. Dans un troisième temps, le concept de corporation doit être aboli car il permet d’éliminer le sens des responsabilités. Plutôt que de favoriser l’expansion des comptes bancaires, des salaires et des bonis extravagants qui provoque la hausse du prix des produits, biens et services fournis gratuitement par la vie, il est impératif que, désormais, on opte pour l’expansion de la conscience, le respect de la vie et de la nature, le partage des biens et services et l’apprentissage/ utilisation de techniques de relations humaines et de solution de problèmes efficaces. Au lieu d’apprendre à s’arnaquer les uns les autres, apprenons à s’entraîder et être au service des autres. On peut développer un petit EGO – que cela me rapporte-t’il – ou un EGO universel – quel service est-ce que je peux rendre/donner. L’intention ici n’est pas d’accuser et de lyncher ceux qui, jusqu’à maintenant, ont acheté la mentalité que la valeur fondamentale de la vie est l’argent et le gardent captif. À leur époque et selon leurs normes sociales, c’était de mise.

Toutefois, ce n’est plus le cas maintenant. La conscience collective ne le permet plus et si on continue à décupler l’offre de ces produits aussi inutiles, nuisibles et dangereux les uns que les autres, créés à même le pillage de nos richesses naturelles, pour les transformer en comptes de banque captifs, la planète va réussir à s’en remettre un jour, mais sans nous. En attendant, au plus fort le don de Soi qui est don de Vie.

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